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Rapport de l'ITC : les perturbations maritimes ralentissent le commerce international

Le conflit qui perdure dans la région a mis en évidence la dépendance du commerce mondial au détroit d’Ormuz. Selon un rapport de l’ITC, le Centre du commerce international, paru cette semaine, les perturbations de la navigation liées au conflit régional ont fortement ralenti les échanges transitant par cette voie maritime stratégique.
 
Le constat est particulièrement marqué pour le gaz naturel liquéfié, dont les exportations ont chuté de 95 %, et pour l’urée, un engrais largement exporté depuis le Golfe, en baisse de 83 %.
 
Une réalité qui concerne directement le Qatar. Le pays est l’un des principaux exportateurs mondiaux de gaz naturel liquéfié, dont les cargaisons empruntent le détroit d’Ormuz avant de rejoindre les marchés asiatiques et européens. Les engrais azotés produits à partir du gaz naturel suivent eux aussi cette route maritime essentielle.
 
Le rapport souligne également les effets indirects de la crise : hausse des coûts du transport maritime, du carburant des navires et des primes d’assurance, allongement des délais de livraison et congestion des itinéraires alternatifs. Ces surcoûts se répercutent progressivement sur les chaînes d’approvisionnement mondiales et, à terme, sur les prix payés par les consommateurs.
 
L’exemple du Japon illustre cette vulnérabilité. Très dépendant des approvisionnements passant par Ormuz, le pays a enregistré une baisse de 64 % de ses importations de pétrole brut en avril. Pour les auteurs du rapport, ces perturbations montrent la fragilité des approvisionnements mondiaux en énergie, en engrais et en matières premières industrielles lorsqu’ils dépendent d’un seul passage maritime.
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